
Cette adaptation sous forme de cartes de baseball est donc en même temps nouvelle par son médium (le blog) et convenue parce que ça se fait quand même depuis plus de cent ans.
La littérature québécoise est à sa manière proche de la littérature américaine sur cet aspect lorsqu'elle s'essaie à ces bricolages, dont les poèmes de Nelligan (l'opéra d'André Gagnon, les adapations de Lucien Francoeur) de Saint-Denys-Garneau (l'album de Villeray) ou de Gaston Miron (Chloé Sainte-Marie), ont plus fait les frais qu'autre chose. Mais c'est vraiment pas encore assez funky. Funky ça veut dire que l'adaptation pourrait se tenir d'elle-même en-dehors de ces espaces middlebrow semi-institutionnels que sont la playlist de Radio-Canada, les maisons de la culture et que sais-je encore. Et les cas de bricolage les plus proches de l'esprit américain qui pastiche, parodie, ressasse et récrit, on les trouve encore dans les romans et la poésie. Quel amateur de hockey aurait pu avoir l'idée de faire un beau design de cartes de hockey avec l'excellent (et oublié) "les poètes chanteront ce but" de Bernard Pozier? Ça ferait tellement un beau fanzine.
Retournement de situation: je viens tout juste de me rappeler l'existence de "Mon numéro 9 en or" de Pierre L'amare, un film d'animation de l'ONF fait à partir d'une chanson de Pierre Létourneau... Et fait à partir de photos, dont plusieurs cartes de hockey... Ben, ça change rien, ça fait 35 ans de ça. On veut du funky maintenant et au lieu de ça on se ramasse avec des peplum creux et ronflants dans le genre du film de Binamé!
Lien vers "Casey at the bat" en cartes de baseball
Si à votre tour vous connaissez des exemples québécois de bricolage institutionnel, hésitez pas à vous servir du système de commentaires.
1 commentaire:
savais pas que t'étais back at blogging. content que tu t'y mettes!
la vérification de mot me dit obuda, c'est un signe.
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