1-Le ciel de Bay City
En tant que jeu de patin à roulettes, Le ciel de Bay City n'a peut-être pas la fluidité de gameplay de la série des Tony Hawk, mais est nettement sauvé par l'atmosphère étouffante qui y règne et contraste violemment avec le côté décontracté des objectifs à atteindre. C'est donc sur un fond de ciel mauve et menaçant et à travers un brouillard de cendres que le joueur devra exécuter ses combos, perfectionner ses grinds et débusquer dans l'aire de jeu les lettres qui formeront les mots "juive", "holocauste" ou "culpabilité". L'intrigue est aussi captivante que les défis à relever. Comment oublier le fantôme des grands-parents, cette maison familiale qu'on ne peut quitter, la finale déroutante?
2-La bête lumineuse

Se positionner au bon endroit, viser, tirer, "pas dire un christ de mot", rien n'est simple dans ce jeu de chasse à l'arc où les bonnes prises sont rares. Mais les mini-jeux au camp de chasse (callage, calage, pleumage, etc.) qui ponctuent les aventures en forêt sauvent amplement la mise. On ne se lassera pas des meilleures missions : attraper les pintades, unlocker Laurier pour construire la table, lire le poème écrit sur le papier même de notre aliénation. L'idée de remplacer la trame sonore par les dialogues du film était une excellente intuition: leur répétition au fil des quelques 30 heures nécessaires pour terminer le jeu n'est jamais lassante. Attention de ne pas tirer Bernard!
3-François Marc Gagnon's SimArt moderne

4-Le vaisseau d'or

5-Le Paon d'émail

Mention spéciale. Il faut finalement accorder une mention spéciale à Super Ducharme 2000 dont la plus grande qualité est sans nul doute d'exister pour vrai. J'ai quand même passé quatre heures l'automne dernier à essayer de passer le level "Gros mots".
ATTENTION: Comme ce top 5 n'engage que mon opinion personnelle et laisse peut-être injustement certains classiques dans l'ombre, Doctorak, GO! aimerait recevoir vos critiques et publier les meilleures. Lâchez-vous dans les commentaires.
MISE À JOUR: Jean-Philippe Morin, alias Darnziak, m'a fait parvenir cette critique du jeu d'aventure Voyage en Irlande avec un parapluie. Comment ai-jeu oublier ce jeu? Où avais-je donc la tête?
Mon jeu québécois préféré est Voyage en Irlande avec un parapluie de Sierra Online, un vieux jeu d'aventure à interface texte. Le joueur incarne Louis, jeune Québécois en route pour l'Inde après une rupture amoureuse. L'atmosphère pluvieuse et sombre, les graphismes dépouillés, les descriptions textuelles limpides font écho à ce classique de l'autofiction. Certains puzzles sont hallucinants de difficulté parce qu'ils sont trop simples : je suis resté des semaines coincé à Cork, j'ai dû acheter le roman de Louis Gauthier et m'en servir comme hint book afin de débloquer. Indice : le parapluie, dans votre inventaire, vous sera très utile. À l'époque j'ai tout tenté pour réussir l'histoire d'amour avec Kate la belle rouquine irlandaise - revisiter chaque écran dix fois, combiner tous les items - avant de réaliser que le jeu, et c'est toute sa beauté, ne peut se terminer que sur un échec, un peu comme dans Loom de Lucasarts où on n'est pas certain d'avoir sauvé le monde quand Bobbin se transforme en cygne et s'envole avec ses compagnons en transportant la trame du monde.
4 commentaires:
Dans le genre vintage happy few, je garde un bon souvenir de “Les Belles-soeurs”. Un ti-jeu, qui roulait sur Mac Plus, bricolé par les étudiants en Informatique de l’Uquam en collaboration avec ceux du département d’Etudes littéraires. Fallait le plus rapidement possible coller un million de timbres Gold Star avec l’aide de 15 personnages qui te trahissaient pis te volaient tes timbres. On réussissait surtout à les faire travailler avec un super pouvoir “joke” utilisant les répliques comiques de la pièce, mais ça mangeait super vite ta ligne de vie. Sinon, t’avais la fonction “insultes”, genre “Maudit verrat de bâtard!”, mais tu finissais pas mal tout le temps game over avec ça.
*_*
Wow! Pis ça se trouve où, ces affaires là?
Celui de la bête lumineuse est juste excellent.
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