samedi 5 mars 2011
mercredi 2 mars 2011
2e Gala de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle
2e Gala de l’Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle
Le dimanche 6 mars 2011, 20h
Au CFC (Centre Fusion Culturelle, anciennement Zoobizarre)
6388, rue St-Hubert, Métro Beaubien
Prix d’entrée : 4$
mardi 1 mars 2011
Les prix 2010 de l'Académie de la vie littéraire au tournant du 21e siècle
Oh yes! Le temps est revenu de nous imaginer que nous avons une grande littérature, qu'elle est foisonnante et riche! Mais cette année, sérieusement, c'était pas trop mauvais, pour autant qu'on oublie tous ces romans rien plus que bien faits et divertissants qui sont finalistes partout pour des prix ailleurs que chez nous et qui font écran à toute cette vie littéraire bizarre et fascinante autrement plus riche que les platitudes qu'on célèbre aux autres postes. De notre côté, on a cherché des belles affaires et on en a trouvé, on les a photographiés et là on va leur donner des prix. Alors sans plus attendre voici la liste des gagnants 2010:
Le prix Self-qu'on-trolle est attribué à Maggie Roussel pour Les Occidentales, Le Quartanier.
Le prix Hello-Kitty-écrasé est attribué à William S. Messier pour Épique, Le Marchand de Feuilles
Le prix Tank-girl est attribué à Virginie beauregard D. pour Les heures se trompent de but, L'écrou
Le prix Pénis-mental est attribué à Jean-François Guerrette pour Panique chez les participants, Poètes de brousse
Le prix rétrospectif Geneviève-Desrosiers est attribué à Geneviève Desrosiers
Le prix Mama-Vagina est attribué à Carl Vézina pour Belooga Joe. Comment faire l'amour avec un maigre sans se fatiguer, fanzine.
Le prix Holy-Mountain-Royal est attribué à Alessandra Naccarato pour Beekeepers, Hurricanes and Men who catch Pigeons, fanzine
Le prix Kenny-Rodgers-live-au-Théâtre-de-Baie-Comeau est attribué à Erika Soucy pour Cochonner le plancher quand la terre est rouge, Trois-Pistoles
Le prix Roulette-du-U est attribué à Chloé Germain-Thérien pour Dans mon temps... Souvenirs de la dernière génération analogue, fanzine, Éditions de la dernière minutes.
Le prix Pas-Michel-Rabagliati (quand même, il y a pas juste lui en bédé) est attribué à Zviane pour Apnée, Pow pow.
Le prix La-tête-de-Miley-Cyrus-à-350°C-au-four-durant-quatre-heures est attribué à Carole David pour Manuel de poétique à l'intention des jeunes filles, Les Herbes rouges.
Le prix Betty Hirst est attribué à Alexandre L'archevêque pour Les mouches la viande, Le Noroît.
Le prix Bouillon de poulet pour fuck all est attribué à Simon Paquet pour Une vie inutile, Héliotrope.
Le prix Huguette-Goaler est attribué à Pascal Angelo Fioramore pour Têtagoise, Rodrigol.
Le prix Death-by-Popcorn est attribué à Jon Paul Fiorentino pour Indexical Elegies, Coach House Books.
Oh les beaux noms farfelus! C'est comme une traduction maladroite de notre enthousiasme pour tous ces bos livres qui sont sortis dans l'année et que personne a encore lu parce qu'ils étaient sur Internet en train de regarder des photos de chats qui disent des niaiseries. Vous pouvez d'ailleurs cliquer sur chacune des photos pour retrouver la critique qui explique pourquoi chacune de ces oeuvres se mérite un prix.
Malheureusement, encore une fois cette année, Mathieu Arsenault qui, boudé par les institutions remetteuses de prix, a quand même créé cette Académie pour avoir au moins une chance d'en avoir un une fois de temps en temps, ne recevra rien. Il était tellement pris par la confection de ses belles cartes d'auteur (qui seront d'ailleurs lancées le soir du gala), qu'il a complètement oublié la date limite pour soumettre une oeuvre au comité d'évaluation. Il leur a écrit pour demander une exemption, mais le comité est resté froid à ses requêtes. Il leur a récrit ensuite pour leur dire que c'était "toute une gang de mangeux de ***", qui se "prennent vraiment trop au sérieux astheure", que "c'était mieux avant", qu'il "pensai[t] qu['ils étaient] des amis" et qu'il était "profondément vexé par toute cette histoire. Bien à vous," etc. Meilleure chance la prochaine fois, mon gars.
Le prix Self-qu'on-trolle est attribué à Maggie Roussel pour Les Occidentales, Le Quartanier.
Le prix Hello-Kitty-écrasé est attribué à William S. Messier pour Épique, Le Marchand de Feuilles
Le prix Tank-girl est attribué à Virginie beauregard D. pour Les heures se trompent de but, L'écrou
Le prix Pénis-mental est attribué à Jean-François Guerrette pour Panique chez les participants, Poètes de brousse
Le prix rétrospectif Geneviève-Desrosiers est attribué à Geneviève Desrosiers
Le prix Mama-Vagina est attribué à Carl Vézina pour Belooga Joe. Comment faire l'amour avec un maigre sans se fatiguer, fanzine.
Le prix Holy-Mountain-Royal est attribué à Alessandra Naccarato pour Beekeepers, Hurricanes and Men who catch Pigeons, fanzine
Le prix Kenny-Rodgers-live-au-Théâtre-de-Baie-Comeau est attribué à Erika Soucy pour Cochonner le plancher quand la terre est rouge, Trois-Pistoles
Le prix Roulette-du-U est attribué à Chloé Germain-Thérien pour Dans mon temps... Souvenirs de la dernière génération analogue, fanzine, Éditions de la dernière minutes.
Le prix Pas-Michel-Rabagliati (quand même, il y a pas juste lui en bédé) est attribué à Zviane pour Apnée, Pow pow.
Le prix La-tête-de-Miley-Cyrus-à-350°C-au-four-durant-quatre-heures est attribué à Carole David pour Manuel de poétique à l'intention des jeunes filles, Les Herbes rouges.
Le prix Betty Hirst est attribué à Alexandre L'archevêque pour Les mouches la viande, Le Noroît.
Le prix Bouillon de poulet pour fuck all est attribué à Simon Paquet pour Une vie inutile, Héliotrope.
Le prix Huguette-Goaler est attribué à Pascal Angelo Fioramore pour Têtagoise, Rodrigol.
Le prix Death-by-Popcorn est attribué à Jon Paul Fiorentino pour Indexical Elegies, Coach House Books.
Oh les beaux noms farfelus! C'est comme une traduction maladroite de notre enthousiasme pour tous ces bos livres qui sont sortis dans l'année et que personne a encore lu parce qu'ils étaient sur Internet en train de regarder des photos de chats qui disent des niaiseries. Vous pouvez d'ailleurs cliquer sur chacune des photos pour retrouver la critique qui explique pourquoi chacune de ces oeuvres se mérite un prix.
Malheureusement, encore une fois cette année, Mathieu Arsenault qui, boudé par les institutions remetteuses de prix, a quand même créé cette Académie pour avoir au moins une chance d'en avoir un une fois de temps en temps, ne recevra rien. Il était tellement pris par la confection de ses belles cartes d'auteur (qui seront d'ailleurs lancées le soir du gala), qu'il a complètement oublié la date limite pour soumettre une oeuvre au comité d'évaluation. Il leur a écrit pour demander une exemption, mais le comité est resté froid à ses requêtes. Il leur a récrit ensuite pour leur dire que c'était "toute une gang de mangeux de ***", qui se "prennent vraiment trop au sérieux astheure", que "c'était mieux avant", qu'il "pensai[t] qu['ils étaient] des amis" et qu'il était "profondément vexé par toute cette histoire. Bien à vous," etc. Meilleure chance la prochaine fois, mon gars.
lundi 14 février 2011
Chloé Germain-Thérien - Dans mon temps... Souvenirs de la dernière génération analogue
D’un part, les francophones ne savent pas faire des zines littéraires intéressants. La plupart du temps on dirait un journal mal photocopié d’étudiants de cegep en création littéraire, alors qu’un zine devrait être un projet cohérent que seul un petit livret autoédité est en mesure de contenir. Le projet de Chloé Germain-Thérien est non seulement cohérent, il a aussi la simplicité des grandes idées : raconter aux générations à venir l’incroyable changement de paradigme que nous avons subi en quelques années avec le passage à la société de l’information. Même pour nous qui les avons connus, le souvenir des téléphones à cadran rotatif, des télés noir et blanc et des fiches d’indexation cartonnées à la bibliothèque est de plus en plus en vaporeux, bizarre.
Chloé Germain-Thérien, Dans mon temps... Souvenirs de la dernière génération analogue, fanzine, Éditions de la dernière minute, 2010.
Chloé Germain-Thérien, Dans mon temps... Souvenirs de la dernière génération analogue, fanzine, Éditions de la dernière minute, 2010.
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samedi 12 février 2011
Geneviève Desrosiers - Nombreux seront nos ennemis
On me permettra j'espère de déroger de cette contrainte de ne présenter que des publications parues en 2010, mais c'est pour une raison valable: 2010 a été l'année où Geneviève Desrosiers a véritablement pris sa place dans la poésie québécoise. Je n'ai peut-être entendu son nom pour la première fois que cette année, mais ce fut par cinq personnes différentes, aussi fascinées par son destin tragique que par sa poésie singulière justifiant le statut de plus en plus culte qu'on lui attribue. La poésie de Geneviève Desrosiers, bien sûr, n'est pas que cela. On reste frappé par l'originalité et l'actualité de son humour ironique qui la fait sacrer, faire des fautes d'orthographe et parler de bains sales, de Passe-Partout et d'enfants fourrés comme des gâteaux à la crème. Mais elle installe aussi ces images en équilibre précaire sur un arrière-fond insaisissable et inquiétant qui lui donne toute sa gravité. Les circonstances ont placé son oeuvre sur la même étagère que celles de Louis Geoffroy, Huguette Gaulin et Josée Yvon, figures discrètement mythiques de la poésie québécoise dont la fascination qu'elles suscitent travaillent en secret la poésie peut-être plus efficacement que ces poètes consacrés par l'histoire littéraire que la surexposition épuise souvent plus qu'elle ne les maintient dans l'actualité de la mémoire.
Geneviève Desrosiers, Nombreux seront nos ennemis, L'oie de Cravan, 2006, 110 pages.
Geneviève Desrosiers, Nombreux seront nos ennemis, L'oie de Cravan, 2006, 110 pages.
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jeudi 10 février 2011
Maggie Roussel - Les occidentales
Combattre la pensée positive est d’une difficulté insoupçonnée. Car il faut faire plus que rejeter en bloc les encouragements niais d’optimisme du genre « tout s’arrange quand on voit les choses du bon côté », il faut aussi se démotiver soi-même pour arracher à la racine le conformisme moralisateur d’où elle est issue. Se démotiver jusqu’à se troller soi-même, couper toute communication du sujet à lui-même et trouver par là l’accès insoupçonné vers un monde infiniment plus vaste et étrange. Les occidentales de Maggie Roussel excède les questions de genres et de courants littéraires, ce projet est une véritable expérience subjective aux limites de l’effondrement qui a gardé la trace du danger dans lequel il a fallu se placer pour arriver à l’écrire.
Maggie Roussel, Les occidentales, Le Quartanier, 2010, 75 pages.
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mardi 8 février 2011
François Guerrette - Panique chez les parlants
Nous étions dans un bar un soir après le Salon du livre et sans aucune raison, Guerrette se lève et se met à parodier Mathieu A. : « je suis une fille chiante, pénis mental, baleine bleue! » Tout le monde se roule à terre en se demandant d’où pouvait bien venir ce « pénis mental », assurément absent de la version originale. Il est peut-être à mettre avec les corbeaux réalistes, couleuvres unilatérales, grenouilles insurgées, larves solaire et goélands tatoués dans l’étrange et foisonnant bestiaire qui peuple Panique chez les parlants.
François Guerrette, Panique chez les parlants, Poètes de Brousse, 2010, 72 pages.
François Guerrette, Panique chez les parlants, Poètes de Brousse, 2010, 72 pages.
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